Approche
Réduire les besoins énergétiques de 70%, méthodiquement.
« Bioclimatique » n'est pas un argument commercial chez nous : c'est un protocole en quatre étapes, appliqué avant le premier trait de crayon et vérifié après la remise des clés.
Le protocole
Quatre étapes, dans cet ordre — jamais dans un autre.
Diagnostic bioclimatique du terrain
Relevé de la course solaire aux deux solstices et aux deux équinoxes, cartographie des vents dominants, des masques végétaux et de la pente naturelle — mené sur site, pas depuis un logiciel seul. Ce diagnostic précède toute esquisse : il détermine l'implantation avant de déterminer la forme.
Simulation thermique dynamique
Chaque volume est modélisé heure par heure sur une année climatique type, avant le dépôt de l'autorisation de bâtir : besoins de chauffage mois par mois, tenue en période de canicule, taux de surchauffe estival. Un projet qui échoue à cette étape est redessiné — pas justifié après coup.
Choix de l'enveloppe et des matériaux
Les valeurs d'isolation, le facteur solaire des vitrages et la position de chaque paroi sont arbitrés en fonction de la simulation — jamais par défaut. Les matériaux à forte inertie (basalte, travertin, chaux) sont positionnés là où ils stockent effectivement de la chaleur utile, pas en habillage décoratif.
Vérification post-livraison
Test d'infiltrométrie à la porte soufflante avant réception, thermographie infrarouge pour traquer les ponts thermiques résiduels, puis relevé de consommation réelle à douze mois — comparé au prévisionnel. C'est cette dernière étape qui nous permet d'annoncer des chiffres, pas de les espérer.
Les standards que nous visons
Des chiffres, pas des adjectifs
« Classe AAA » et « passeport énergétique » sont des mentions administratives — nous les traitons comme un plancher, pas comme un objectif. Sur chaque projet, nous visons des valeurs mesurables, vérifiées à la réception :
- UParois opaques ≤ 0,10 W/m²K
- UVitrages ≤ 0,6 W/m²K, triple vitrage à contrôle solaire
- n50Étanchéité à l'air ≤ 0,6 vol/h sous 50 Pa
- ψPonts thermiques traités à chaque liaison, sans exception
Matériaux
L'inertie avant le décor
Basalte, travertin, chaux, chêne fumé : nous choisissons ces matériaux d'abord pour leur masse thermique — leur capacité à absorber la chaleur captée en façade sud le jour, et à la restituer la nuit venue, lissant les écarts de température sans mécanique. L'aspect qui en résulte, patiné et minéral, est une conséquence de ce calcul, pas son point de départ.
Ce sont aussi des matériaux qui vieillissent par patine plutôt que par usure — un critère aussi économique que sensoriel sur un horizon de plusieurs décennies.
Votre terrain